Les demandes des fonctionnaires fédéraux concernant les problèmes de santé mentale grimpent à 52%

Selon les données qui viennent d’être communiquées au Conseil de gestion du Régime d’assurance-invalidité du Conseil national mixte, les demandes concernant des troubles mentaux représentaient 52 % des demandes d’assurance-invalidité approuvées pour les fonctionnaires fédéraux en 2018. En d’autres termes, il y a maintenant plus de demandes de prestations d’invalidité approuvées pour des problèmes de santé mentale que pour tout autre problème de santé.

Un pourcentage historique

Bien que, dans le passé, les demandes de prestations de santé mentale aient constitué la plus grande partie des demandes approuvées, c’est la première fois, depuis la création du régime fédéral d’assurance-invalidité il y a 49 ans, que le pourcentage dépasse 50 %. Il est également important de noter que les demandes de prestations d’invalidité fédérales ne sont approuvées que lorsqu’un employé est médicalement incapable de travailler pendant au moins 13 semaines ou à l’expiration des crédits de congé de maladie, selon la dernière de ces éventualités.

Un phénomène qui touche particulièrement les femmes

Les données indiquent également qu’un nombre de plus en plus disproportionné de demandes de règlement d’assurance-invalidité fédérale approuvées ont été présentées par des femmes. Bien qu’elles ne représentent que 55 % des fonctionnaires fédéraux, les femmes ont soumis 69 % des demandes approuvées en 2018, ce qui signifie qu’elles étaient deux fois plus susceptibles de soumettre une demande approuvée que leurs collègues masculins. Il faudra examiner cette question de plus près pour déterminer s’il y a des problèmes systémiques.

« Plus d’une demande de prestations d’assurance-invalidité approuvée sur deux dans la fonction publique fédérale concerne une forme quelconque de maladie mentale, fait remarquer Chris Aylward, président national de l’AFPC. De toute évidence, il reste encore beaucoup de travail à faire pour régler les problèmes de santé mentale en milieu de travail. »

Facteur ayant contribué à l’impasse

« L’une des raisons pour lesquelles les négociations entre l’AFPC et le Conseil du Trésor ont achoppé, c’est parce que le Conseil du Trésor veut supprimer l’appendice M – le Protocole d’entente pour un groupe de travail mixte sur la santé mentale – de la convention collective actuelle », ajoute le président Aylward.

« L’AFPC s’engage à continuer de poursuivre l’établissement de programmes et de services visant à améliorer le bien-être mental de tout le personnel de la fonction publique fédérale. C’est pourquoi on tient tant à garder l’appendice M dans la convention collective », conclut-il.

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August 23, 2019