Négos avec l’ACIA : l’AFPC déclare l’impasse devant l’entêtement de la direction à ignorer les préoccupations des membres

L’équipe de négociation des membres de l’AFPC à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est retournée à la table une sixième fois les 7 et 8 août afin de négocier une nouvelle convention collective.

Après des mois de pourparlers, la direction de l’Agence continue d’ignorer les revendications clés des membres de l’AFPC. Elle nous a resservi les mêmes concessions que nous avions refusées en juin. Parmi ces concessions, notons des changements régressifs aux heures de travail, à la définition de la semaine de travail et à la période de préavis de changement de postes de travail.

En ce qui concerne les salaires, nous avions demandé une augmentation de 3,75 % par année de 2019 à 2021, mais l’Agence s’est contentée de nous offrir 2 %, 2 %, 1,5 % et 1, 5 % pour la période de 2019 à 2022. C’est inacceptable. L’économie canadienne se porte bien, le taux de chômage est plutôt bas. Vraiment, les membres de l’AFPC méritent mieux que cette maigre offre.

Nous avons également demandé un rajustement au marché pour les postes dont le salaire est inférieur à celui de postes comparables dans l’administration publique centrale et les organismes distincts. Encore une fois, la direction a fait la sourde oreille à nos revendications, qui sont sur la table depuis juin.

Face à l’intransigeance de l’ACIA, son incapacité de répondre à nos propositions, ses contre-offres tardives et son insistance à nous imposer des concessions, l’AFPC n’a d’autre choix que de déclarer l’impasse. Nous allons donc demander l’établissement d’une commission de l’intérêt public, comme le veut la loi.

Qu’est-ce qu’une commission de l’intérêt public (CIP)?

En cas d’impasse, la loi prévoit la mise sur pied d’une commission de l’intérêt public pour aider les parties à conclure une entente. La CIP est composée de trois membres : un président nommé par la commission des relations de travail et deux représentants nommés respectivement par le syndicat et l’employeur. Les deux parties soumettent leur mémoire et expliquent leurs positions sur les questions en litige devant la CIP. La Commission rédige ensuite un rapport exposant ses recommandations en vue d’un règlement. Ces recommandations ne sont pas exécutoires.

Une fois le rapport publié, les équipes de négociation de l’AFPC se réuniront pour en discuter. Le syndicat et l’employeur devraient ensuite reprendre les pourparlers.

Irons-nous en grève?

Peu importe quel parti remportera les élections fédérales, l’AFPC continuera à se battre pour une entente juste et équitable qui répond aux besoins de ses membres. Toutefois, si on n’arrive pas à s’entendre après la publication du rapport de la CIP, les membres pourront alors décider par vote s’ils souhaitent déclencher la grève.

L’expérience nous a appris que la meilleure façon d’éviter une grève, c’est de s’y préparer. Voilà pourquoi l’AFPC s’assurera que les membres puissent suivre un cours de préparation à la grève dans les prochains mois.

Nous vous tiendrons aussi au courant des travaux de la CIP et de l’évolution des négociations, le cas échéant.

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Membres de l’AFPC à l’ACIA : négocions pour notre avenir!  

Atlantique : Jan Pennington
Québec : Audrey St-Germain
Région de la capitale nationale : Marlene O’Neil
Ontario : Robert MacDonald
Manitoba : Andrew Neufeld
Saskatchewan : Karen Zoller
Alberta : Dorothy McRae
Colombie-Britannique : Terri Lee

Négociateur : Hassan Husseini
Agente de recherche : Silja Freitag

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August 12, 2019