Des stratégies de lutte contre les inégalités grandissantes

Sharon DeSousa et Robyn Benson

Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC, et Sharon DeSousa, vice-présidente exécutive régionale pour l’Ontario, sont à New York cette semaine pour la 61e session annuelle de la Commission de la condition de la femme (CCF). Le thème retenu cette année : L’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution.

Leur mission, que partagent quelque 9 000 autres femmes qui assistent à ce rassemblement, est d’exhorter les gouvernements du monde entier, dont celui du Canada, à respecter leurs obligations en matière d’égalité entre les sexes.

Gros plan sur les droits des travailleuses

« Ces rencontres présentent un grand intérêt pour les membres de l’AFPC puisqu’on met l’accent sur les droits des travailleuses, dit Robyn Benson. Nous faisons partie d’une grande délégation internationale de syndicalistes qui s’est donné l’objectif suivant : obtenir de meilleures protections pour les travailleuses afin de contrer les effets néfastes de la précarisation du travail et de la désyndicalisation croissante. »

Des centaines d’ateliers ont lieu en marge des réunions officielles de l’ONU. Comme l’explique Sharon DeSousa : « Ce rassemblement nous permet de rencontrer des militantes de divers horizons et d’élaborer des stratégies collectives afin d’éradiquer les inégalités grandissantes. »

« Il faut intensifier nos efforts parce que les travailleuses sont trop souvent exploitées et vivent des souffrances extrêmes. Parce que des millions de personnes, des femmes et des filles en majorité, sont victimes d’esclavage », ajoute-t-elle.

« D’une part, les problèmes auxquels sont confrontées les travailleuses partout dans le monde peuvent sembler insurmontables. De l’autre, les énormes progrès accomplis par les femmes sur certains dossiers offrent une lueur d’espoir », souligne la présidente Benson.

La garde d’enfants, toujours d’actualité

Lorsqu’il est question de services de garde de qualité abordables, les pays nordiques ont une longueur d’avance sur le Canada. Ils ont prouvé que de bons programmes universels sont extrêmement bénéfiques pour les femmes, les enfants, les familles et l’économie.

Depuis 40 ans, l’AFPC et le mouvement progarderie luttent pour obtenir la mise sur pied d’un réseau universel de services de garde de qualité au Canada. L’AFPC, de concert avec l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance et d’autres organismes, presse le gouvernement fédéral de prendre les devants et de bâtir un réseau solide de garde d’enfants pour tous les parents qui en ont besoin.

Pour un compte rendu des travaux de la délégation syndicale à la 61e session de la CCF, suivez le blogue de l’Internationale des services publics et le fil Twitter #UNCSW61.

 

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March 17, 2017
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