Il faut protéger les travailleurs : NON aux exemptions aux grosses entreprises!

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) demande au gouvernement fédéral d’annuler les exemptions accordées à certains employeurs en vertu du nouveau Code canadien du travail et de se porter à la défense des personnes qui occupent des emplois précaires.

Les exemptions accordées à certaines grandes sociétés priveront leur personnel des nouvelles normes minimales plus équitables qu’offre maintenant le Code canadien du travail concernant les horaires de travail, les indemnités de vacances, les pauses et les congés. Les changements s’appliquent à plus de 900 000 employés dans des secteurs sous réglementation fédérale, comme les banques, les transporteurs aériens et les sociétés de transport.

Le gouvernement libéral a cédé aux demandes d’exemptions des entreprises concernant plusieurs droits importants prévus dans le Code – pauses non payées de 30 minutes par période de cinq heures, huit heures de repos entre chaque quart de travail, préavis de 24 heures en cas de changement de quart et de 96 heures pour un changement d’horaire.

« Le gouvernement a dit être solidaire des travailleurs et travailleuses. Nous constatons que ce n’est vraiment pas le cas, a déclaré Chris Aylward, président national de l’AFPC. Les députés ont convenu que les travailleurs et travailleuses méritent depuis trop longtemps déjà des améliorations pour un meilleur équilibre travail-vie privée. »

Les exemptions touchent des milliers de personnes – travailleuses et travailleurs de la route, des télécommunications et de la radiodiffusion, des chemins de fer, des services de messagerie, agentes et agents de bord, etc. Elles permettent aux grandes sociétés de continuer à fonctionner comme si de rien n’était et n’offrent aucun recours aux employés.

Ces méga-entreprises – comme WestJet, UPS et CN – ont les moyens pour facilement implanter les nouvelles normes de travail. Ce n’est pas le cas pour les hommes et les femmes qui mettent leur sécurité en danger en travaillant des longs et pénibles quarts de travail sans pause ni période de repos.

« La solution est simple : il suffit que le gouvernement annule ces exemptions générales au profit des grandes entreprises et qu’il défende les intérêts des travailleurs et travailleuses du Canada », a ajouter M. Aylward.

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August 30, 2019