L'AFPC réclame des services de garde abordables, une loi proactive sur l'équité salariale et La fin de la violence à l'égard des femmes

JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES 2018

En cette Journée internationale des femmes, l’AFPC demande au gouvernement libéral de prendre des mesures concrètes pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes.

Des services de garde universels

Les libéraux de Justin Trudeau ont promis de créer un « […] nouveau Cadre national d’éducation préscolaire et de garde d’enfants qui permettra aux familles canadiennes de bénéficier de services de garde d’enfants de haute qualité́, souples et entièrement inclusifs[…]  ». Jusqu’ici, leurs actes n’ont pas été à la hauteur de leurs paroles. 

En juin 2017, le gouvernement libéral annonçait la signature d’une entente en matière de services de garde, laquelle ne s’adresse qu’à un segment de la population. On est loin de l’universalité promise par les libéraux. Rappelons qu’à l’heure actuelle les frais de garde d’enfants au Canada sont exorbitants : une famille à revenu moyen doit consacrer près du quart de son revenu aux frais de garde, un ratio beaucoup plus élevé que celui relevé dans d’autres pays industrialisés. Et cela, c’est si elle arrive à trouver une place en garderie.

Dans la plupart des villes canadiennes, près de trois quarts des centres de services de garde ont une liste d’attente. En général, seulement 24 % des enfants de 0 à 5 ans ont une place dans un service de garde agréé, même si la demande est deux fois plus élevée. En fait, depuis l’arrivée au pouvoir du présent gouvernement libéral, les frais de garde ont plutôt augmenté.

La sécurité économique des femmes doit être une priorité pour le gouvernement libéral. Pourquoi ne pas profiter de la Journée internationale des femmes pour investir dans un réseau de services de garde accessibles et répondre ainsi à un besoin criant des familles canadiennes?

À l’action! Montrez votre appui sur le site Web : Services de garde éducatifs pour tous

En finir avec la violence faite aux femmes

Le mouvement #MoiAussi a révélé qu'un nombre alarmant de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles et de violence. Au Canada, plus du tiers des femmes ont été victimes de violence conjugale et plus de la moitié ont indiqué subir du harcèlement sexuel au travail. Les femmes doivent avoir accès à un milieu de travail sécuritaire et exempt de violence. Et lorsqu'elles sont victimes de violence conjugale à la maison, elles doivent pouvoir compter sur l’aide dont elles ont besoin sans craindre de perdre leur travail.

Le Manitoba et l’Ontario ont modifié leurs normes du travail afin d’accorder cinq jours de congé payé aux victimes de violence conjugale. En novembre 2017, le gouvernement fédéral a adopté une loi accordant dix jours de congé non payé aux victimes de violence conjugale.

C'est fantastique… mais ce ne n'est pas assez. Un congé de cinq jours est insuffisant pour vaquer aux besoins médicaux, juridiques et émotionnels et organiser un possible déménagement. Les femmes victimes de violence doivent pouvoir compter sur leur plein salaire pour couvrir toutes leurs dépenses pour déménager ou accéder aux services et aux ressources dont elles ont besoin. Il est donc important que le gouvernement libéral accorde dès maintenant un congé payé de 10 jours aux femmes victimes de violence conjugale!

À l’action! Envoyez une lettre au ministre du Travail!

Une loi proactive sur l’équité salariale 

Au Canada, les femmes gagnent en moyenne 87 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Pour les femmes autochtones ou racialisées, cet écart est encore plus grand. Selon de récentes études, les femmes racialisées gagnaient, en 2005, 55,6 cents pour chaque dollar gagné par un homme non racialisé. Et le plus récent recensement démontre que non seulement l’écart salarial entre les hommes et les femmes persiste, mais il augmente dans certaines régions du pays.

Les femmes ont droit à des salaires décents sans discrimination. Le droit à l’équité salariale, soit un salaire égal pour un travail d’égale valeur, est un droit fondamental pour l'ensemble des travailleuses et travailleurs.

Les libéraux ont promis une loi proactive sur l’équité salariale. En 2017, le premier ministre Trudeau a réitéré sa promesse devant l’Assemblée générale des Nations Unies, mais les femmes au Canada attendent toujours. 

L’AFPC demande au gouvernement fédéral d’adopter sans délai une loi sur l’équité salariale qui prévoit une évaluation équitable du travail pour un salaire d’égale valeur, une surveillance constante du marché du travail et le versement rétroactif de rémunération lorsqu’il y a discrimination salariale.  

À l’action! Partagez des photos de la campagne Faut que ça bouge! du Congrès du travail du Canada et utilisez le mot-clic #FautQueCaBouge 

 

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March 8, 2018
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