Soutenir les droits des travailleuses et travailleurs du Bangladesh

Kalpona Akter

Le 24 avril 2017 marque le quatrième anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, qui a coûté la vie à 1 134 travailleuses et travailleurs du textile et en a blessé 2 500.

Pour commémorer ce triste anniversaire, les syndicats canadiens ont décidé de faire front commun pour promouvoir des actions visant à sensibiliser l’opinion publique à la lutte que mènent les travailleurs d’usine. Aujourd’hui, nous demandons aux détaillants canadiens qui exploitent des usines au Bangladesh de révéler qui sont leurs fournisseurs au pays. Nous leur demandons aussi de faire savoir comment ils appuient les droits des travailleuses et travailleurs et de dévoiler publiquement de quelle façon leurs fournisseurs corrigent les violations en milieu de travail mises au jour lors de l’inspection des usines.

Voici une lettre de Kalpona Akter, directrice du Centre de solidarité ouvrière du Bangladesh, dans laquelle elle demande à la population canadienne de se joindre à cette campagne. 

Bonjour, 

Je m'appelle Kalpona Akter. 

Je suis une militante des droits des travailleuses et travailleurs du Bangladesh et le but de ma lettre aujourd'hui est de demander aux Canadiens de m'aider.

La mobilisation des travailleurs me tient beaucoup à cœur parce que j'ai travaillé dans des usines de vêtements quand j'étais toute jeune. J'ai vécu dans des conditions dangereuses et injustes, comme celles des femmes encore aujourd'hui dans les usines de vêtements du Bangladesh.

Depuis l’effondrement du Rana Plaza en 2013, certaines entreprises ont pris des mesures pour rectifier la situation : elles déclarent où leurs usines sont situées, investissent dans l'amélioration de la sécurité des bâtiments et permettent aux inspecteurs et aux organisations de travailleurs de les visiter. Cependant, de nombreuses marques importent des vêtements confectionnés dans des usines dangereuses et délabrées.

Sports Experts, L'Équipeur et Canadian Tire sont des entreprises canadiennes qui nous laissent dans le noir.

Nous savons qu'elles importent des vêtements de 67 usines bangladaises différentes, mais elles gardent leurs usines loin des yeux du public.

Nous devons empêcher des décès dans l’industrie de la mode une fois pour toutes. Je suis convaincue qu'ensemble, nous pouvons forcer les entreprises comme Sports Experts à nous dire de quelles usines elles importent des vêtements afin que nous puissions vérifier si ces 67 usines ont exécuté les réparations recommandées après l'effondrement du Rana Plaza.

Ennoyez un courriel à la direction de Sports Experts et L’Équipeur aujourd’hui pour demander les noms et les adresses des usines qui leur fournissent.


Agissez maintenant. J'ai besoin de votre aide pour montrer aux entreprises que les Canadiens prennent la situation à cœur. 

Des centaines de travailleuses et travailleurs du vêtement au Bangladesh vous remercient de votre solidarité.

Kalpona Akter
La directrice générale, Centre de solidarité ouvrière du Bangladesh

 
April 21, 2017
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