Jour de la Terre : le gouvernement libéral doit faire mieux

Jour de la terre 22 avril - Il faut agir maintenent

22 avril – Jour de la Terre

Il y a un an, le gouvernement canadien se ralliait à 194 pays pour signer l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Ces pays s’engageaient ainsi à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale bien au-dessous de 2 °C et à s’adapter aux défis que posent les changements climatiques.

Les libéraux ont fait des promesses : consulter les Premières Nations au sujet des pipelines et de l’extraction de ressources; et mettre fin aux avis d’ébullition de l’eau dans toutes les communautés des Premières Nations au pays d’ici 2021.

L’AFPC veut s’assurer que le gouvernement atteindra ces cibles, mais après 16 mois au pouvoir, il accuse beaucoup de retard.  

Les libéraux ne vont pas assez loin

Selon le Réseau pour une économie verte, les mesures prévues dans le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques sont insuffisantes si l’on veut atteindre les cibles et plafonner le réchauffement climatique à 2 degrés d’ici 2030.

Une étude récente dEnvironnement et Changement climatique Canada arrive à la même conclusion.

Pipelines et extraction des ressources : une consultation s’impose

Lors des  dernières élections, les libéraux ont pris des engagements considérables envers les peuples autochtones.

Entre autres, ils ont promis de mettre en œuvre les 94 recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, en commençant par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La Commission avait recommandé que le gouvernement consulte les Premières Nations pour obtenir leur consentement avant la construction de pipelines ou l’extraction de ressources. Plutôt que de se conformer, le gouvernement a émis des permis et accordé l’accès aux territoires traditionnels.

Le gouvernement libéral doit tenir parole afin que les communautés autochtones puissent stopper les projets d’extraction qui causeront un tort irréparable aux communautés et à la planète.

Tout le monde a droit à l’eau potable

Le gouvernement avait promis que toutes les communautés autochtones auraient accès à l’eau potable. Malheureusement, il se traîne les pieds dans ce dossier. L’eau est un droit fondamental que la plupart des Canadiennes et Canadiens tiennent pour acquis.

Dans leur budget de 2016, les libéraux s’étaient engagés à investir 1,8 milliard de dollars en cinq ans dans des projets d’amélioration des infrastructures hydrauliques et 141,7 millions pour l’amélioration de la qualité de l’eau. Le budget de 2017 prévoit 3,4 milliards en fonds d’infrastructure, mais on ne sait pas si de nouvelles sommes seront investies dans l’eau potable. Pendant ce temps, une centaine d’avis d’ébullition de l’eau sont en vigueur. On estime qu’il faudra investir au moins 5 milliards de dollars en dix ans pour remédier à ce problème qui perdure.   

L’AFPC collabore avec la communauté de Grassy Narrows à sa campagne visant à régler le problème de l’eau potable dans les communautés des Premières Nations. L’accès à l’eau potable, tant pour boire que pour se laver, est une nécessité absolue. Il est aberrant que ce droit fondamental soit refusé à tant de communautés autochtones.

Il faut s’occuper dès maintenant du problème qui sévit à Grassy Narrows et dans d’autres collectivités.

Le Jour de la Terre, l’AFPC demande au gouvernement fédéral de prendre des mesures vigoureuses pour protéger l’environnement, tout en tenant compte des droits des peuples autochtones.

 

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April 21, 2017
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